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vendredi, juin 09, 2006

 

Hysteria par Art Maniac Old School

J’ai eu la chance d’assister hier à une pièce de théâtre comme on aimerait en voir plus souvent. Au programme, l’équipe d’Art Maniac Old School de l’ESCP-EAP: Raphaëlle Huard-Wauquiez (05), Frederic Wauquiez, Anne Laure Brunner (05), Alexandre Hartpence (05), et François Xavier Boucherak (03) dans une mise en scène de Patrick Mazet pour une pièce de Terry Johnson : Hysteria.

Le Pitch
Londres, Juillet 1938. Sigmund Freud qui a quitté l’Autriche, connaît son dernier été, atteint d’un cancer de la mâchoire. Par l’entremise d’un ami commun, Stefan Sweig, il reçoit la visite d’un fervent admirateur, le fantasque Salvador Dali...


Mon Point de Vue
Enorme ! Le théâtre du Renard se prête parfaitement à cette pièce où l’essentiel est d’être scotché. Comédie dramatique. Le mot est laché ! J’ai enfin approché la compréhension de cette expression. Je suis ressorti vidé. On alterne entre tension palpable et soulagement lié aux éclats de rire. De l’intensité à tous les étages. Ca va vite. Les personnages tournent, courent, explosent, implosent ? Je ne veux pas trop raconter l’histoire, vous la découvrirez vous-même. L'essentiel est dans Lactel certes, mais l'essentiel c'est que la pièce est vraiment très, très drôle.

Concernant les personnages
D’un côté Freud, vieillissant, tendu, mystérieux parfaitement interprêté par Alexandre Harpence. Perso, ce rôle m’a fait penser à celui qu’il tenait dans Théâtre sans Animaux l'année dernière, lorsqu’il jouait le rôle du mari fatigué, il avait la même intensité dans le regard.
De l’autre Salavador Dali. Exubérant. Fichtrement hispanique. Fix est diabolique. Il fait office de soupape de décompression. A chacune de ses apparitions, lorsque la scène est à couper au couteau, il n’a qu’un mot à prononcer et la tension retombe, acteurs mais aussi spectateurs reprennent leur souffle dans un éclat de rire. Très très drôle… Bon je ne dirai rien du fait qu’il se foutte royalement de la gueule de mon peintre préféré. C’est pour le bien de la pièce.
A ses côtés pour détendre l’atmosphère et créer les rebondissements, le médecin de Freud. L’acteur Frédéric Wauquiez que je voyais évoluer pour la première fois m’a fait forte impression. Parfait dans son rôle inquisiteur.

Et enfin, à la croisée des chemins, entre drame et comédie le personnage joué par Anne Laure Brunner. Pétillante, envoûtante. Bigrement efficace.

La mise en scène est excellente et maîtrise l’espace offert par le Théâtre du Renard.

J’ai retenu tout particulièrement :
L’intensité du regard de Freud.
Le jeu de main de Salvador Dali (toujours aussi hispanique !)
Le jeu de pied d’Anne Laure. Ca peut paraître bizarre, mais elle réussit à donner un côté touchant, fragile, rien qu’avec ses doigts de pied… C’est vous dire le résultat global !
Les mimiques faciales de Frédéric.

Mes regrets
La pièce n’ayant qu’un rôle féminin. La distribution est partagée entre Anne Laure et Raphaëlle. Et je regrette de ne pas avoir vu Raphaëlle évoluer dans ce rôle et la voir se l’approprier. La pièce doit être différente.

Vous avez de la chance ! Il reste encore de la place pour vendredi et samedi. Il suffit pour réserver de contacter le service de réservation 06 64 29 98 97.

Faites moi confiance, vous ne le regretterez pas !

Aymeric pour Les Délégués de la Promo 2005

Petit conseil au passage. avant d'y aller faites un saut à "Pain Vin Fromage". Ce resto est juste à côté au 3 rue Geoffroy Langevin et propose des purs plateaux de fromage à déguster en préchauffe avec du Madiran...

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